mardi 5 septembre 2017
lundi 4 septembre 2017
samedi 2 septembre 2017
vendredi 1 septembre 2017
* National 3 : le Sporting à la recherche du temps perdu
Très peu de temps pour travailler, une préparation physique tronquée, des recrues arrivées tardivement et un effectif inexpérimenté.
Le Sporting doit se reconstruire avec des "inconnues".
Stéphane Rossi, le coach bastiais lâche le mot. Presque naturellement. Comme pour calmer les ardeurs de ceux qui exigent un retour au plus haut niveau à court terme.
"Le SCB doit remonter. J'y crois. Mais il faut prendre en compte plusieurs paramètres. Il y a un nouveau coach qui travaille depuis 10 jours avec des joueurs hors de forme. Plusieurs jeunes viennent des U19 et n'ont pas connu la Nationale 3. Je ne sais pas comment ils vont réagir. Nous sommes hors délai sur tout."
Conscient et réaliste face à la tâche à accomplir, l'ancien entraîneur du CAB possède la maturité de celui qui connaît les forces et les faiblesses de son groupe. "L'intensité de ce niveau est différente. Les trois quarts de ces jeunes étaient dans une phase de formation. Aujourd'hui, ils sont dans un aspect de compétition."
Dans l'attente de la liquidation judiciaire
Au four et au moulin, l'homme répond aux questions sous le soleil de l'Igesa, laissant le soin à Nicolas Gennarielli, son adjoint, de diriger la séance. Un oeil sur le groupe, l'esprit ailleurs, tourné vers la saison à venir et le recrutement.
Un mercato détaché des obligations professionnelles, non soumis aux dates fixées par la LFP. Les joueurs peuvent changer de club durant deux périodes distinctes : soit en période normale, du 1er juin au 15 juillet, soit hors période, du 16 juillet au 31 janvier.
Certains joueurs peuvent toutefois changer de club après le 31 janvier dans les conditions fixées aux présents règlements et dans les statuts particuliers. Comme le précise le règlement de la Fédération française de football.
Dans ce cadre-là, le SCB peut aligner deux joueurs recrutés hors période de mutation sur la feuille de match. Seul Romain Achilli se trouve dans cette situation. Il reste donc une cartouche au coach bastiais.
Mais Stéphane Rossi compte surtout sur les anciens salariés de la SASP en cours de liquidation judiciaire (une audience est prévue le 5 septembre devant le tribunal de commerce). Mesbah, Triki, Carlotti, Cioni, Benhaim et I. Diallo. Tous doivent attendre la décision officielle avant de pouvoir signer un contrat fédéral avec le SCB. Pas avant la fin du mois de septembre.
Parmi cette liste, I.Diallo souhaite poursuivre son chemin sous d'autres cieux, à la recherche d'un nouveau club. Cioni est à 90% de rempiler. Mesbah, Triki, Carlotti et Benhaim n'attendent plus que le feu vert du liquidateur.
"Retrouver notre standing"
Dans l'attente, Stéphane Rossi veut également deux renforts supplémentaires : "Un défenseur axial ou latéral gauche pour combler le départ de Diallo et un gardien d'expérience. Vincent Carlotti a encore besoin de progresser et il doit être accompagné pour arriver au haut niveau."
Pendant un temps, le club a eu l'espoir de faire signer Sébastien Squillaci et Toifilou Maoulida. Si le premier a décliné l'offre, "même pour un poste dans le staff", le second a rejeté la faute sur les dirigeants via les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, l'ancien attaquant du SCB détaille sa position : "J'étais d'accord sur le contrat fédéral à temps partiel que le club m'avait proposé ; en revanche, mes autres souhaits ainsi que ma reconversion n'ont pas été retenus.J'ai senti une envie de la part du coach et des dirigeants bastiais de me faire revenir, mais pas une volonté absolue."
Des arguments que ne partage par le Sporting. Une conférence de presse est programmée à 14 h pour aborder ce point-là en même temps que le budget et le projet sportif. Un projet auquel Stéphane Rossi croit dur comme fer.
Lui, le compétiteur. Impatient de commencer dès le 10 septembre en Coupe de France (3e tour) face à Propriano avant de se tester en championnat face au Pontet. "Il faut retrouver notre standing, avance le coach. C'est ce que j'ai dit aux jeunes. Il y a un écusson et une histoire sur notre maillot. Nous devons faire preuve de coeur et de courage en pratiquant notre propre philosophie de jeu. Un bloc compact médian qui va vers l'avant, alimenté par l'intensité et l'agressivité. Il nous faudra ces ingrédients pour écrire une nouvelle page..."
EXTRAIT SITE CORSE-MATIN DE CE JOUR
Le Sporting doit se reconstruire avec des "inconnues".
Stéphane Rossi, le coach bastiais lâche le mot. Presque naturellement. Comme pour calmer les ardeurs de ceux qui exigent un retour au plus haut niveau à court terme.
"Le SCB doit remonter. J'y crois. Mais il faut prendre en compte plusieurs paramètres. Il y a un nouveau coach qui travaille depuis 10 jours avec des joueurs hors de forme. Plusieurs jeunes viennent des U19 et n'ont pas connu la Nationale 3. Je ne sais pas comment ils vont réagir. Nous sommes hors délai sur tout."
Conscient et réaliste face à la tâche à accomplir, l'ancien entraîneur du CAB possède la maturité de celui qui connaît les forces et les faiblesses de son groupe. "L'intensité de ce niveau est différente. Les trois quarts de ces jeunes étaient dans une phase de formation. Aujourd'hui, ils sont dans un aspect de compétition."
Dans l'attente de la liquidation judiciaire
Au four et au moulin, l'homme répond aux questions sous le soleil de l'Igesa, laissant le soin à Nicolas Gennarielli, son adjoint, de diriger la séance. Un oeil sur le groupe, l'esprit ailleurs, tourné vers la saison à venir et le recrutement.
Un mercato détaché des obligations professionnelles, non soumis aux dates fixées par la LFP. Les joueurs peuvent changer de club durant deux périodes distinctes : soit en période normale, du 1er juin au 15 juillet, soit hors période, du 16 juillet au 31 janvier.
Certains joueurs peuvent toutefois changer de club après le 31 janvier dans les conditions fixées aux présents règlements et dans les statuts particuliers. Comme le précise le règlement de la Fédération française de football.
Dans ce cadre-là, le SCB peut aligner deux joueurs recrutés hors période de mutation sur la feuille de match. Seul Romain Achilli se trouve dans cette situation. Il reste donc une cartouche au coach bastiais.
Mais Stéphane Rossi compte surtout sur les anciens salariés de la SASP en cours de liquidation judiciaire (une audience est prévue le 5 septembre devant le tribunal de commerce). Mesbah, Triki, Carlotti, Cioni, Benhaim et I. Diallo. Tous doivent attendre la décision officielle avant de pouvoir signer un contrat fédéral avec le SCB. Pas avant la fin du mois de septembre.
Parmi cette liste, I.Diallo souhaite poursuivre son chemin sous d'autres cieux, à la recherche d'un nouveau club. Cioni est à 90% de rempiler. Mesbah, Triki, Carlotti et Benhaim n'attendent plus que le feu vert du liquidateur.
"Retrouver notre standing"
Dans l'attente, Stéphane Rossi veut également deux renforts supplémentaires : "Un défenseur axial ou latéral gauche pour combler le départ de Diallo et un gardien d'expérience. Vincent Carlotti a encore besoin de progresser et il doit être accompagné pour arriver au haut niveau."
Pendant un temps, le club a eu l'espoir de faire signer Sébastien Squillaci et Toifilou Maoulida. Si le premier a décliné l'offre, "même pour un poste dans le staff", le second a rejeté la faute sur les dirigeants via les réseaux sociaux.
Dans un communiqué, l'ancien attaquant du SCB détaille sa position : "J'étais d'accord sur le contrat fédéral à temps partiel que le club m'avait proposé ; en revanche, mes autres souhaits ainsi que ma reconversion n'ont pas été retenus.J'ai senti une envie de la part du coach et des dirigeants bastiais de me faire revenir, mais pas une volonté absolue."
Des arguments que ne partage par le Sporting. Une conférence de presse est programmée à 14 h pour aborder ce point-là en même temps que le budget et le projet sportif. Un projet auquel Stéphane Rossi croit dur comme fer.
Lui, le compétiteur. Impatient de commencer dès le 10 septembre en Coupe de France (3e tour) face à Propriano avant de se tester en championnat face au Pontet. "Il faut retrouver notre standing, avance le coach. C'est ce que j'ai dit aux jeunes. Il y a un écusson et une histoire sur notre maillot. Nous devons faire preuve de coeur et de courage en pratiquant notre propre philosophie de jeu. Un bloc compact médian qui va vers l'avant, alimenté par l'intensité et l'agressivité. Il nous faudra ces ingrédients pour écrire une nouvelle page..."
EXTRAIT SITE CORSE-MATIN DE CE JOUR
Libellés :
Sporting Club Bastia
jeudi 31 août 2017
* Aperçus en drone août 2017
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Libellés :
DOCUMENTAIRES
mercredi 30 août 2017
vendredi 25 août 2017
jeudi 24 août 2017
mercredi 23 août 2017
* Extraits Corse-matin de ce jour
Les débits des rivières de l'intérieur sont fortement en baisse tandis que la température de l'eau a augmenté.
On a relevé 27ºC dans le Tavignani.
Une situation qui pourrait permettre l'apparition de maladies tropicales à terme.
Libellés :
DOCUMENTAIRES,
INTEMPÉRIES EN CORSE
mardi 22 août 2017
lundi 21 août 2017
* "Nous avons une nouvelle histoire à écrire" Stéphane Rossi (SC Bastia)
Après le départ raté en juin, les aléas de la rétrogradation administrative en National 1 puis en National 3, le dépôt de bilan de la SASP, le départ des dirigeants et l’arrivée de nouveaux, c’était ce lundi, on l’espère, le nouveau départ pour le SCB.
Le groupe d’une vingtaine de joueurs (voir liste ci-dessous), dont 4 professionnels (Cioni, Thebaux, Diallo et Benhaïm), a fait connaissance avec le nouveau staff : Stéphane Rossi entraîneur, Nicolas Gennarielli, adjoint, Hervé Sekli, entraîneur des gardiens et Romain Vialle, préparateur physique.
LIRE SUITE ARTICLE SUR :
Le groupe d’une vingtaine de joueurs (voir liste ci-dessous), dont 4 professionnels (Cioni, Thebaux, Diallo et Benhaïm), a fait connaissance avec le nouveau staff : Stéphane Rossi entraîneur, Nicolas Gennarielli, adjoint, Hervé Sekli, entraîneur des gardiens et Romain Vialle, préparateur physique.
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Libellés :
Sporting Club Bastia
* Sécheresse : l'état d'urgence en Corse ! (France Bleu RCFM)
La situation est alarmante : en Corse, la quasi-absence de précipitations depuis plusieurs mois, combinée à des températures élevées, provoque un assèchement des sols exceptionnel.
Un niveau de sécheresse, de déficit hydrique, supérieur à celui de 2003, une année pourtant record.
"Depuis mars, les températures sont en moyenne supérieures de 2 degrés à celles de 2003", Patrick Rebillout
"L'année n'est pas exceptionnelle, elle est catastrophique", Antoine Orsini
LIRE ARTICLE :
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/secheresse-l-etat-d-urgence-1503306266
Un niveau de sécheresse, de déficit hydrique, supérieur à celui de 2003, une année pourtant record.
"Depuis mars, les températures sont en moyenne supérieures de 2 degrés à celles de 2003", Patrick Rebillout
"L'année n'est pas exceptionnelle, elle est catastrophique", Antoine Orsini
LIRE ARTICLE :
https://www.francebleu.fr/infos/climat-environnement/secheresse-l-etat-d-urgence-1503306266
Libellés :
INTEMPÉRIES EN CORSE
dimanche 20 août 2017
samedi 19 août 2017
vendredi 18 août 2017
jeudi 17 août 2017
mercredi 16 août 2017
* SC Bastia : le plan B de Luiggi pour ressusciter le club (Corse-matin ce jour))
Avec Claude Ferrandi, le patron d'Oscaro a décidé d'éponger les dettes de l'association SCB et de mettre sur les rails un projet de reconquête sociale, économique et sportive.
Passage de témoin demain à Furiani
Le Sporting-club de Bastia est à l'agonie mais il ne va pas mourir. Sa vie n'a tenu qu'à un fil. On le pensait définitivement rompu lorsque le pool des repreneurs a jeté l'éponge mais deux hommes ont tenu le choc : Pierre-Noël Luiggi, le patron d'Oscaro, et Claude Ferrandi qui dirige le groupe Ferrandi. Ils ont entrepris de sauver l'association criblée de dettes et d'initier un projet de refondation à partir de la National 3 avec pour ambition de retrouver l'élite mais, surtout, de changer fondamentalement le modèle de fonctionnement.
Demain à Furiani, l'association SCB tiendra une assemblée générale extraordinaire pour la passation de témoin. Le départ des dirigeants actuels sera définitivement acté au grand soulagement des supporters. Pour retrouver la compétition, un certain nombre d'obstacles restent à franchir. Nous en sommes à l'an I du renouveau. L'un de ses principaux instigateurs, Pierre-Noël Luiggi, trace pour nous la feuille de route.
L'expert en pièces détachées s'est donné cette fois pour mission de recoller les morceaux.
Vous étiez dix, vous n'êtes plus que deux.
Le plan de reprise a changé ?
Une première étape précède le plan, celle de sauver l'association SCB et de la remettre, en quelque sorte, en état de marche, pour reprendre une expression qui m'est très familière dans mon métier.
Aujourd'hui, l'association a des dettes, ce n'est un secret pour personne. Elles s'élèvent au maximum à un million, peut-être un peu moins car nous disposons d'une petite marge de manoeuvre pour négocier avec certains créanciers, mais je ne vais pas rentrer ici dans les détails. En même temps, il s'agit de donner de la vision, la plus claire et la plus belle possible, de manière à ce que le sportif nous rejoigne. Nous sommes comme un cycliste : pour être stable, il doit avancer et pour avancer, il lui faut deux pédales, en l'occurrence une association saine financièrement, ce à quoi nous nous sommes attelés, le groupe Ferrandi et nous-mêmes, et un nouvel enthousiasme suscité au niveau sportif.
À deux, avec Claude Ferrandi, vous avez les épaules
assez larges ?
Dans un premier temps, l'argent ne vient pas du pouvoir sportif mais des entreprises. Lorsqu'on atteint le stade professionnel, c'est-à-dire la Ligue 2, l'argent vient essentiellement du sport.
Notre rôle, et j'insiste sur ce point, c'est celui de bonnes fées qui se penchent sur le nouveau berceau du club pour mettre en place les bonnes pratiques. Les dirigeants qui, peut-être un jour, nous succéderont, devront se contraindre à une gouvernance radicalement différente de ce qui a pu exister par le passé. Notre vrai apport, ce n'est pas l'argent, ce sont les méthodes, c'est plus important que tout. Il n'y a pas d'hommes providentiels, il n'y a que des bonnes volontés soucieuses de construire sur le long terme quelque chose que les gens n'ont jamais connu.
Les repreneurs qui se sont manifestés avant de jeter l'éponge
vont revenir ?
La porte est ouverte à tout le monde. Certains des candidats à la refondation nous rejoindront, j'en suis sûr. Mais il y en aura d'autres, je ne me fais non plus pas trop de soucis à ce sujet.
L'objectif, c'est toujours l'accession en Ligue 2 dans un
délai de cinq ans ?
Le véritable objectif, au-delà de la reconquête sportive, c'est de construire un club tel qu'il n'a jamais existé, un club avec un mode de gouvernance qui soit transparent, collaboratif et durable.
La structure juridique est en cours de montage mais le principe est d'ores et déjà posé. En quarante ans, le club a fait plusieurs fois faillite et ce n'est pas exclusivement imputable aux dirigeants sortants qui ont fait ce qu'ils ont fait.
La faute tient aussi à une mentalité de direction non collégiale issue de notre histoire et de notre tissu économique constitué de petites PME. Le groupe Ferrandi et le groupe Oscaro ne sont pas de petites PME, ils sont habitués à rendre des comptes à leurs banquiers et à leurs clients, ils sont habitués à une direction beaucoup plus ample, plus développée, plus mûre.
Quelle sera la place des Socios ?
Dans le modèle collaboratif auquel je fais référence, les Socios auront tous leurs droits. Ils seront associés financièrement et sur le plan de la gouvernance dès le départ. Cela peut être dans l'association dès qu'elle sera assainie, puis dans la nouvelle société dès sa création. Mais de tout ça, nous en discuterons ensemble. D'ailleurs, nous sommes en contact permanent avec les Socios.
La collectivité territoriale de Corse aura un rôle particulier
à jouer ?
Avant même que je ne devienne un partenaire du club, j'avais conseillé aux dirigeants de faire réaliser une étude économométrique pour évaluer précisément les retombées positives du SCB sur l'économie de la Corse dans son ensemble. Un cabinet avait été sollicité mais le devis n'a jamais été validé. Ce que je peux vous dire, c'est que le projet n'est pas abandonné, cette étude va être menée et, sans préjuger du résultat, je suis convaincu qu'elle va chiffrer les retombées, économiques et en termes d'image, à plusieurs millions d'euros.
Il est donc légitime que la CTC, même de manière extrêmement limitée, nous aide à faire ce premier effort. Comme il est légitime qu'elle ait un droit de regard sur l'association.
"Tout est fait pour ne pas déclarer forfait la première journée"
Sur le plan sportif, on n'est plus dans une course contre la montre mais dans l'extrême urgence, pour ne pas dire
le retard...
Nous avons parfaitement conscience de la situation. Nous avons adressé deux courriers officiels à la fédération pour demander le report des quatre premières journées de championnat. Nous avons bon espoir d'être entendus.
Mais il faut un entraîneur et des joueurs très rapidement
sous la main...
L'entraîneur peut arriver un tout petit peu plus tard. Le plus important, c'est de récupérer le plus vite possible les quelques joueurs qui nous manquent pour pouvoir s'inscrire à la première journée et ne pas avoir à déclarer forfait le jour de départ de la compétition, fut-il décalé. Il faut y parvenir d'ici la fin de cette semaine.
L'équipe sera améliorée au fur et à mesure ?
Je le répète, il faut tout faire pour jouer la première journée sans avoir à déclarer forfait. Ensuite, l'effectif gagnera en niveau de compétitivité.
En National 3, on a la possibilité d'établir des contrats fédéraux. Ça coûte de l'argent mais c'est normal pour un projet ambitieux.
Frédéric Antonetti est toujours dans le coup ?
J'ai rencontré Frédéric Antonetti avec plusieurs autres personnes pas plus tard que jeudi dernier. Sa position est très claire : il est là pour aider.
En Ligue 2, il aurait été ravi d'être le professionnel qui s'occupe du sportif. Le National, ce n'est pas son coeur de métier, il le dit lui-même. Je pense qu'il sera à nos côtés comme partenaire financier.
Au niveau sportif, s'il est disponible, sa notoriété, ses compétences unanimement reconnues et son attachement au club font qu'il aura sa place et toute sa place le moment venu au Sporting.
Le centre de formation a fermé ses portes, une séquence vécue par tout le monde avec énormément de tristesse pour les éducateurs et, plus encore, pour les jeunes dont certains étaient promis à une belle carrière.
Comment réagir à ça ?
La réouverture du centre de formation est une de nos priorités absolues. Dans notre esprit, c'est fondamental. Une fois l'association sauvée et le budget structuré, notre objectif sera de doter la Corse d'un centre de formation unique, peut-être pluridisciplinaire, et extrêmement ambitieux. C'est un projet en soi, un grand projet sociétal, et c'est la raison pour laquelle la CTC, la ville de Bastia et d'autres collectivités viendront en discuter avec nous.
Certaines installations seraient, paraît-il, sous hypothèques...
Avec le temps, nous pourrons récupérer l'essentiel des infrastructures.
Passage de témoin demain à Furiani
Le Sporting-club de Bastia est à l'agonie mais il ne va pas mourir. Sa vie n'a tenu qu'à un fil. On le pensait définitivement rompu lorsque le pool des repreneurs a jeté l'éponge mais deux hommes ont tenu le choc : Pierre-Noël Luiggi, le patron d'Oscaro, et Claude Ferrandi qui dirige le groupe Ferrandi. Ils ont entrepris de sauver l'association criblée de dettes et d'initier un projet de refondation à partir de la National 3 avec pour ambition de retrouver l'élite mais, surtout, de changer fondamentalement le modèle de fonctionnement.
Demain à Furiani, l'association SCB tiendra une assemblée générale extraordinaire pour la passation de témoin. Le départ des dirigeants actuels sera définitivement acté au grand soulagement des supporters. Pour retrouver la compétition, un certain nombre d'obstacles restent à franchir. Nous en sommes à l'an I du renouveau. L'un de ses principaux instigateurs, Pierre-Noël Luiggi, trace pour nous la feuille de route.
L'expert en pièces détachées s'est donné cette fois pour mission de recoller les morceaux.
Vous étiez dix, vous n'êtes plus que deux.
Le plan de reprise a changé ?
Une première étape précède le plan, celle de sauver l'association SCB et de la remettre, en quelque sorte, en état de marche, pour reprendre une expression qui m'est très familière dans mon métier.
Aujourd'hui, l'association a des dettes, ce n'est un secret pour personne. Elles s'élèvent au maximum à un million, peut-être un peu moins car nous disposons d'une petite marge de manoeuvre pour négocier avec certains créanciers, mais je ne vais pas rentrer ici dans les détails. En même temps, il s'agit de donner de la vision, la plus claire et la plus belle possible, de manière à ce que le sportif nous rejoigne. Nous sommes comme un cycliste : pour être stable, il doit avancer et pour avancer, il lui faut deux pédales, en l'occurrence une association saine financièrement, ce à quoi nous nous sommes attelés, le groupe Ferrandi et nous-mêmes, et un nouvel enthousiasme suscité au niveau sportif.
À deux, avec Claude Ferrandi, vous avez les épaules
assez larges ?
Dans un premier temps, l'argent ne vient pas du pouvoir sportif mais des entreprises. Lorsqu'on atteint le stade professionnel, c'est-à-dire la Ligue 2, l'argent vient essentiellement du sport.
Notre rôle, et j'insiste sur ce point, c'est celui de bonnes fées qui se penchent sur le nouveau berceau du club pour mettre en place les bonnes pratiques. Les dirigeants qui, peut-être un jour, nous succéderont, devront se contraindre à une gouvernance radicalement différente de ce qui a pu exister par le passé. Notre vrai apport, ce n'est pas l'argent, ce sont les méthodes, c'est plus important que tout. Il n'y a pas d'hommes providentiels, il n'y a que des bonnes volontés soucieuses de construire sur le long terme quelque chose que les gens n'ont jamais connu.
Les repreneurs qui se sont manifestés avant de jeter l'éponge
vont revenir ?
La porte est ouverte à tout le monde. Certains des candidats à la refondation nous rejoindront, j'en suis sûr. Mais il y en aura d'autres, je ne me fais non plus pas trop de soucis à ce sujet.
L'objectif, c'est toujours l'accession en Ligue 2 dans un
délai de cinq ans ?
Le véritable objectif, au-delà de la reconquête sportive, c'est de construire un club tel qu'il n'a jamais existé, un club avec un mode de gouvernance qui soit transparent, collaboratif et durable.
La structure juridique est en cours de montage mais le principe est d'ores et déjà posé. En quarante ans, le club a fait plusieurs fois faillite et ce n'est pas exclusivement imputable aux dirigeants sortants qui ont fait ce qu'ils ont fait.
La faute tient aussi à une mentalité de direction non collégiale issue de notre histoire et de notre tissu économique constitué de petites PME. Le groupe Ferrandi et le groupe Oscaro ne sont pas de petites PME, ils sont habitués à rendre des comptes à leurs banquiers et à leurs clients, ils sont habitués à une direction beaucoup plus ample, plus développée, plus mûre.
Quelle sera la place des Socios ?
Dans le modèle collaboratif auquel je fais référence, les Socios auront tous leurs droits. Ils seront associés financièrement et sur le plan de la gouvernance dès le départ. Cela peut être dans l'association dès qu'elle sera assainie, puis dans la nouvelle société dès sa création. Mais de tout ça, nous en discuterons ensemble. D'ailleurs, nous sommes en contact permanent avec les Socios.
La collectivité territoriale de Corse aura un rôle particulier
à jouer ?
Avant même que je ne devienne un partenaire du club, j'avais conseillé aux dirigeants de faire réaliser une étude économométrique pour évaluer précisément les retombées positives du SCB sur l'économie de la Corse dans son ensemble. Un cabinet avait été sollicité mais le devis n'a jamais été validé. Ce que je peux vous dire, c'est que le projet n'est pas abandonné, cette étude va être menée et, sans préjuger du résultat, je suis convaincu qu'elle va chiffrer les retombées, économiques et en termes d'image, à plusieurs millions d'euros.
Il est donc légitime que la CTC, même de manière extrêmement limitée, nous aide à faire ce premier effort. Comme il est légitime qu'elle ait un droit de regard sur l'association.
"Tout est fait pour ne pas déclarer forfait la première journée"
Sur le plan sportif, on n'est plus dans une course contre la montre mais dans l'extrême urgence, pour ne pas dire
le retard...
Nous avons parfaitement conscience de la situation. Nous avons adressé deux courriers officiels à la fédération pour demander le report des quatre premières journées de championnat. Nous avons bon espoir d'être entendus.
Mais il faut un entraîneur et des joueurs très rapidement
sous la main...
L'entraîneur peut arriver un tout petit peu plus tard. Le plus important, c'est de récupérer le plus vite possible les quelques joueurs qui nous manquent pour pouvoir s'inscrire à la première journée et ne pas avoir à déclarer forfait le jour de départ de la compétition, fut-il décalé. Il faut y parvenir d'ici la fin de cette semaine.
L'équipe sera améliorée au fur et à mesure ?
Je le répète, il faut tout faire pour jouer la première journée sans avoir à déclarer forfait. Ensuite, l'effectif gagnera en niveau de compétitivité.
En National 3, on a la possibilité d'établir des contrats fédéraux. Ça coûte de l'argent mais c'est normal pour un projet ambitieux.
Frédéric Antonetti est toujours dans le coup ?
J'ai rencontré Frédéric Antonetti avec plusieurs autres personnes pas plus tard que jeudi dernier. Sa position est très claire : il est là pour aider.
En Ligue 2, il aurait été ravi d'être le professionnel qui s'occupe du sportif. Le National, ce n'est pas son coeur de métier, il le dit lui-même. Je pense qu'il sera à nos côtés comme partenaire financier.
Au niveau sportif, s'il est disponible, sa notoriété, ses compétences unanimement reconnues et son attachement au club font qu'il aura sa place et toute sa place le moment venu au Sporting.
Le centre de formation a fermé ses portes, une séquence vécue par tout le monde avec énormément de tristesse pour les éducateurs et, plus encore, pour les jeunes dont certains étaient promis à une belle carrière.
Comment réagir à ça ?
La réouverture du centre de formation est une de nos priorités absolues. Dans notre esprit, c'est fondamental. Une fois l'association sauvée et le budget structuré, notre objectif sera de doter la Corse d'un centre de formation unique, peut-être pluridisciplinaire, et extrêmement ambitieux. C'est un projet en soi, un grand projet sociétal, et c'est la raison pour laquelle la CTC, la ville de Bastia et d'autres collectivités viendront en discuter avec nous.
Certaines installations seraient, paraît-il, sous hypothèques...
Avec le temps, nous pourrons récupérer l'essentiel des infrastructures.
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